Société - Faits divers

Affaire ‘’une fille étranglée à Tieny-Seably’’ : La famille de Guéi Nadia Charlène demande ‘’réparation’’, ce qu’elle exige à la communauté suspectée


Publié le 12 Juillet 2021 à 12:10
Source: Autres Sources
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration


Meurtrie par le décès tragique de sa fille, la famille de l’élève Guéi Nadia Charlène retrouvée étranglée le lundi 28 juin 2021, dans la chambre de son petit ami Barry Ismaël, à Tieny Seably (Facobly), demande ‘’réparation’’, après son inhumation, le samedi 10 juillet 2021.

Guéi Jean dit ‘’Carré’’, l’oncle de l’élève Guéi Nadia Charlène retrouvée étranglée, le lundi 28 juin 2021, dans la chambre de son petit ami Barry Ismaël, est un homme meurtri par la tragique disparition de sa nièce, mais reste digne dans la douleur. Joint au téléphone, le samedi 10 juillet 2021, après l’inhumation de Charlène, il a laissé entendre que « Aucune autorité n’a encore contacté la famille éplorée pour dire qu’elle compatit à notre douleur ». A l’en croire, la préoccupation actuelle de Tieny-Seably est la « réparation du tort causé à la famille ».

Il souligne que la vie n’a certes pas de prix, mais les autorités ivoiriennes devraient, en pareille circonstance, soutenir la famille éplorée, ce qui contribuerait à apaiser les cœurs. « Notre préoccupation, c’est la ‘’réparation du tort’’ causé à la famille. Certes, une vie n’a pas de prix, mais si elle a un prix, on ne sait à combien l’évaluer. Donc on ne peut pas dire qu’on a besoin de telle ou telle somme. Mais en pareille circonstance, l’Etat de Côte d’Ivoire sait ce qu’il peut faire. Il y a le ministère de la Solidarité, l’Ambassade de la Guinée également », a dit Guéi Jean.

A l’écouter, d’autres actions doivent être menées dans le village pour conjurer le mauvais sort et apaiser les villageois. Il recommande que la communauté guinéenne d’où est issu Barry Ismaël, le suspect numéro un, offre « deux bœufs étoilés » pour faire un tour dans le bois sacré. « Chez nous, quand un sang est versé par un quelqu’un, il faut un rituel. Quand c’est ainsi, c’est d’envoyer deux bœufs étoilés dans le bois sacré pour des incantations, avant de les tuer et les partager ensuite à tout le monde dans le village pour que ce genre de cas ne se reproduise plus », a-t-il recommandé, rappelant que la disparition tragique de sa nièce n’est que la conséquence d’un antécédent non réparé : « Il y a un antécédent qui est là et qui n’a pas été réparé. Les mêmes Diallo se sont bagarrés entre eux à Tieny-Seably où ils ont enlevé une lèvre de la mâchoire d’un des leurs avec un couteau. Nous avons demandé à leur premier responsable qui les a amenés dans le village de faire un rituel, mais il ne l’a pas fait. Et voilà ce qui est arrivé ».

Pour une réconciliation vraie et pour vivre encore ensemble avec la communauté guinéenne à Tieny-Seably, Guéi Jean recommande que ladite communauté demande pardon. « Quand on a fini le rituel, il reste le pardon. C’est de voir comment il faut vivre ensemble avec ces communautés », a-t-il confié avant de demander la libération des 18 villageois incarcérés à Man, à la suite des actes de vandalisme perpétrés après le décès tragique de l’élève Guéi Nadia Charlène.


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