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Gbagbo interdit de candidature et d’interview par la CPI : Me Altit dénonce le « non-citoyen » imposé à son client


Publié le 11 Décembre 2019 à 15:28
Source: afriksoir.net
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

Dans un document de Maître Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, dont nous avons reçu copie, l’on découvre les restrictions « insupportables » fixées par la CPI à l’ex-chef d’Etat. Celui-ci, entre autres est interdit de politique, ce qui équivaut à une interdiction de candidature dans l’état actuel de la procédure pendante. Gbagbo interdit de candidature par CPI

L’on comprend dès lors, pourquoi Laurent Gbagbo, à la différence de Charles Blé Goudé, son co-détenu, reste silencieux. Le document en date du 7 octobre 2019 de la défense du fondateur du FPI, intitulé « Version publique expurgée de la « Requête de la Défense afin d’obtenir que la Chambre d’appel restitue à Laurent Gbagbo, acquitté de toutes les charges portées contre lui, l’intégralité de ses droits humains fondamentaux » ; est expressif.

« Les droits humains fondamentaux de Laurent Gbagbo, intrinsèquement liés à la personne de l’intéressé, qui font l’objet d’une limitation du fait de l’arrêt de la Chambre d’appel du 1er février 2019 sont les suivants : le droit de choisir le pays où vivre, le droit d’aller et venir librement, le droit de s’exprimer librement, le droit à une vie familiale normale et le droit au respect de sa vie privée », lit-on.

GBAGBO INTERDIT DE CANDIDATURE PAR LA CPI ?

Jusque-là, rien d’anormal. Mais les choses se compliquent quand on lit les paragraphes suivants. En effet, « Les droits civils et politiques qui font l’objet d’une limitation du fait de l’arrêt de la Chambre d’appel (de la Cour pénale internationale) sont les suivants », lit-on encore.


Et Me Altit de les lister. « Le droit de s’exprimer en tant que militant ou responsable politique, le droit de participer publiquement à la détermination du programme d’un parti politique, le droit de participer à des meetings politiques, le droit de participer à des émissions radio, télévisées, dans lesquelles il serait fait mention de sa carrière politique ou de sa vision politique, le droit de pouvoir répondre aux questions de journalistes ou d’historiens concernant sa carrière ou sa vision politique, le droit de donner sa vision de la réconciliation ».

Pour Me Altit, « ces droits civils et politiques dont Laurent Gbagbo est privé sont constitutifs de ce qu’est la citoyenneté. Autrement dit, la Chambre d’appel a fait de Laurent Gbagbo, acquitté, un non-citoyen ».




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